Proposition 1 – Démocratie directe

Parce que simplement juger ce que les autres proposent sans soi-même faire de propositions c’est de nature à attirer les commentaires de trolls du style « tu critiques, tu critiques, mais tu proposes quoi, toi, connard ? », voici quelques propositions rapidement résumées que j’aimerais voir dans les programmes de nos candidats favoris.

Proposition 1 : moins d’intermédiaires dans notre démocratie

J’ai déjà pu développer ce sujet ici et aussi ici, je suis d’avis que les progrès technologiques et l’omniprésence des lobbies en tous genres doit nous faire pencher, nous citoyens, vers un contrôle plus direct sur notre démocratie. Ce contrôle est d’autant plus important que nous assistons depuis quelques décennies à un progressif désamour pour nos dirigeants, qui se matérialise par une progression des extrêmes dans un vote antisystème.

Démocratie directe

Cette réflexion doit débuter par une question très simple : pourquoi avons-nous besoin de représentants qui décident à notre place ? Nous sommes les héritiers d’une longue tradition de démocratie représentative qui est née à la fin des absolutismes et qui est la règle dans la majorité des démocraties du monde : élire des représentants permet au plus grand nombre de déléguer la tâche de gestion des affaires publiques à des personnes dont ce serait l’unique métier. Le problème est qu’en 200 ans ces personnes se sont de plus en plus constituées en classes qui défendent le plus souvent leurs propres intérêts plutôt que ceux de leurs concitoyens. Nous ne sommes pas loin de parler d’échec de la démocratie représentative. Mais l’alternative à ça n’est pas le totalitarisme – qui a une tendance naturelle à reprendre le dessus, nous l’avons vu ici – mais la démocratie directe.

Je suis persuadé qu’aujourd’hui un pays comme la France peut se permettre de renforcer sa démocratie par une intervention plus fréquente et plus directe des citoyens dans plusieurs domaines : le choix des représentants, la prise de décision, et l’application des décisions.

Voici les mesures que je propose :

–          Maîtrise plus grande par les citoyens du choix des législateurs (mesure développée prochainement).

–          Mise en place d’un mécanisme de loi d’origine populaire tel qu’il existe, par exemple, en Suisse ou aux États-Unis.

–          Possibilité pour le peuple, de la même façon, d’abandonner une décision fraîchement prise (loi, décret, circulaire, etc.)

–          Possibilité pour les citoyens d’ajouter ou de supprimer un ou plusieurs amendements pour des lois en cours de discussion au Parlement.

–          Désignation des ministres non plus par domaine, mais par tâches, pour des durées déterminées, directement par le peuple.

Ces mesures demandent certes un peu de temps aux gens, mais elles doivent être rendues possibles aujourd’hui avec les moyens technologiques dont nous disposons.